Marie se cultive...

15 janvier 2009

Cérémonie d'ouverture

Bonjour à tous !

J'inaugure mon blog qui présentera des comptes-rendus et des critiques des différents films et expositions que je verrais.

Je crée ce blog avec l'envie d'une grande interactivité : j'espère que vous ajouterez vos propres critiques aux miennes car il est toujours intéressant de confronter nos avis.

En ce qui concerne les critiques de film, le barème sera le suivant :

Pas d'astérisque = Nul

*  =  Bof

** = Pas mal

*** = Très bien

**** = Génial, courez-y !

Enfin, les post sont présentés chronologiquement donc si vous cherchez des critiques de films plus récents, c'est vers le bas qu'il faut aller.

Voila, je crois que j'ai tout dit, en attendant vos commentaires qui je l'espère seront nombreux,

Je déclare ouvert le blog Marie se cultive !

Posté par marie_ar à 19:38 - A propos du blog - Commentaires [7]
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Vos coups de coeur cinématographiques

Suite à la demande d'un de nos internautes mais aussi à une idée que j'avais depuis le début, je vous propose de faire vos propres critiques de films qui ne sont pas critiqués (et donc vus) par moi-même car mon porte monnaie n'est pas extensible!

Vous pouvez donc nous faire partager vos coups de coeur ou vos coups de gueule cinématographiques en postant un commentaire. Je vous invite donc à venir voir régulièrement les commentaires de ce post. Afin de savoir tout de suite quels films sont critiqués dans les commentaires j'ajouterais au fur et à mesure les affiches de film à la fin de ce post.

En attendant vos critiques,

Cinématographiquement votre, Marie.

          la_vie_moderne  che__guerilla     19047152_w434_h_q80

predictions    anges_et_demons

Posté par marie_ar à 20:00 - Vos critiques - Commentaires [6]
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6 milliards d'autres

10 janvier - 12 février, nef du grand palais, Paris.

6milliardsd_autres

Cette exposition est à l'initiative de Yann Arthus-Bertrand. Elle est constituée de plus de 20h de films composés d'interviews de milliers de personnes du monde entier à qui on a posé 40 questions, toujours les mêmes. Ces interviews ont été réunies dans de courts films au sujet commun : peur, bonheur, souvenir, rêve d'enfant, guerre, histoire d'amour...Chaque sujet est diffusé dans une yourte différente, ce qui permet de se réchauffer car la verrière du grand palais n'est pas chauffée! C'est de plus très intime, des bancs sont disposés pour visionner confortablement les films.

Cette exposition est un vrai bonheur : le fait d'avoir posé les mêmes questions à tout le monde permet de voir les définitions très différentes que donnent, par exemple du bonheur, les gens, mais aussi de voir les similitudes qui existent entre eux : tout le monde a voulu être pilote quand il était enfant! Les témoignages sont touchants, drôles, émouvants, tristes...On retrouve en plus les gens au fur et à mesure des catégories, des yourtes, et on les découvre donc par petites touches. Avoir choisi de réunir les témoignages dans des catégories et non d'avoir isolé chaque témoignage en entier de chaque personne, permet de voir tous ses visages se succéder et donc de nous rendre compte que nous sommes finalement tous les même et que toutes les guerres que nous nous faisons à cause de nos différences n'ont pas lieu d'être. Cette exposition, et l'entreprise de Yann Arthus-Bertrand, ont en effet pour but de favoriser la communication et la compréhension entre les peuples et donc la paix. De plus, tous ces témoignages sont une source exceptionnelle pour connaître les modes de vie et de pensée des différents peuples.

Il est impossible de voir tout en une seule visite étant données les 20h de film : il est donc nécessaire de revenir plusieurs fois si l'on veut tout voir. Cela est facilité par le pass d'entrées illimitées à seulement 10 euros en sachant que c'est normalement le prix d'une seule entrée aux expositions c'est donc vraiment abordable. De même pour le prix d'une entrée qui n'est que de 5 euros et de 3 euros en tarif réduit.

Enfin, sur place vous trouverez un café/bar et surtout un espace où vous pourrez vous même être filmé et interviewé comme tous ceux que vous venez de voir en film. Si le fait d'être en plein milieu de la nef et des visiteurs ne vous plait pas vous pouvez aussi répondre simplement aux questions sur le site de l'exposition.

Pour toutes les infos pratiques je vous renvoie sur le site du grand palais :http://www.grandpalais.fr/fr/Footer_general/p-52-Infos_pratiques.htm. Quant à des précisions et si vous voulez vous aussi participer à cette entreprise rendez-vous sur le site de l'exposition :http://www.6milliardsdautres.org/.

Marie.

Posté par marie_ar à 20:34 - Expositions - Commentaires [3]
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16 janvier 2009

Australia

australia

Note: *

Synopsis : http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=124529.html

On avait pourtant de quoi faire un grand film: Nicole Kidman, Hugh Jackman, Baz Luhrmann et l'Australie. Que s'est-il donc passé??

Alors certes nous avons Hugh Jackman sous les yeux pendant plus de 2H30 (et à lui seul il aurait presque mérité que je mette deux étoiles à ce film), certes nous avons Nicole Kidman, qui plus est avec Baz Luhrmann (on se souvient de ce que ça avait donné dans la magnifique Moulin Rouge) et pourtant rien, ou si peu, ne se passe.

La responsabilité n'en incombe pas aux deux acteurs principaux qui jouent très bien comme à leur habitude, non : le problème vient du réalisateur lui-même. Il n'a pas était capable de choisir entre les deux camps: parodie ou grand film épique? Le film commence et il semble que le réalisateur ait choisi la parodie ce qui donne lieu à quelques scènes savoureuses et drôles. Et puis finalement non, il s'arrète là et passe à un film classique mais sans, là non plus, aller jusqu'au bout : la parodie s'efface sans complètement disparaitre (scène du bal et vrai faux effets spéciaux à l'appui) et l'épique n'arrive pas vraiment à prendre toute son ampleur. Le réalisateur a sans doute était stoppé dans son envie de parodie par la volonté qu'il a depuis de nombreuses années de retracer l'histoire de son pays et de l'offrir au monde entier. Il se devait donc de faire un film sérieux, une grande fresque épique et non un film déjanté mais non moins génial comme il nous y avait habitué. Du coup, plombé par cette envie de parodier le genre, il n'arrive pas à aller à fond dans la grande fresque épique et donne un film tiède, voire raté selon moi. Et c'est là le problème : car si il avait choisit clairement l'un ou l'autre, le résultat aurait sans doute était bien meilleur (pour ma part j'aurais penché pour la parodie qui est plus propre à son habitude de dynamiter les codes du films) et surtout nous ne passerions pas à côté du film. 

Enfin, je termine ma critique par la "performance" du jeune Brandon Walters qui incarne Nullah, le garçon que recueille Nicole Kidman : son interprétation est d'une niaiserie affligeante. Peut-être est-ce dû au doublage français qui lui confère une voix de nunuche et aucune crédibilité, laissons lui le bénéfice du doute...

Bref, ce film duquel j'attendais beaucoup m'a énormément déçu d'autant qu'il n'aurait pas manquer grand chose pour en faire un très beau film. Reste qu'il a le mérite de nous parler d'un pays et d'une période de l'histoire méconnue pour la plupart d'entre nous et de rendre hommage à la génération volée en racontant leur histoire au monde entier.

Marie.

Posté par marie_ar à 14:55 - Films - Commentaires [1]
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Twilight, Chapitre 1 : Fascination

Twilight

Note: **

Avant de commencer je précise que je n'ai pas lu le livre duquel est tiré le film je ne critique donc ici que le film en lui-même.

Le film raconte donc l'histoire de Bella qui déménage chez son père à Forks, une petite ville où elle ne connait presque personne. Un jour, au moment où elle va être écrasée par une voiture elle est sauvée par Edward Cullen, un garçon qui l'intrigue depuis le début et dont elle tombe amoureuse. Bien sûr lui aussi mais elle se rend vite compte qu'il n'est pas comme les autres et Edward par peur de ses pulsions vampiresques refuse d'être proche d'elle mais en même temps ne peut combattre son amour et son attirance pour Bella.

Voila pour le synopsis. Le film n'est pas un chef d'oeuvre et n'en a d'ailleurs pas la prétention. C'est un bon teen movie, une histoire d'amour impossible et interdite comme on les aime, à la Roméo et Juliette, où bien sûr les deux amants braveront tout pour être ensemble.

Robert Pattinson est très bien dans ce rôle de vampire introverti, frustré et appeuré : son physique et son charme envoûtant collent très bien au personnage, il est la grande révélation de ce film. Par contre l'actrice incarnant Bella, Kristen Stewart, semble n'avoir qu'une seule expression de visage : froncer les sourcils, la bouche ouverte avec un air d'incompréhension : quelle interprétation!

L'histoire n'est pas toujours très crédible étant données les interprétations pas toujours justes des acteurs (en exceptant Kristen Stewart dont je viens déjà de souligner les qualités d'expression du visage). Cependant, on croit à cette histoire d'amour qui est d'ailleurs le seul vrai intéret du film le reste étant assez anecdotique. Les scènes entre les deux acteurs démontrent une certaine alchimie et la sensualité ainsi que la tension sexuelle et l'attirance entre les deux personnages est palpable d'autant plus que la frustration est permanente. D'ailleurs, cette tension et cette frustration la réalisatrice Catherine Hardwicke a très bien réussie à nous les faire ressentir puisque les deux personnages se touchent à peine durant presque tout le film et ne s'embrassent que très rarement nous frustrant nous aussi car l'on n' attend que ça! C'est d'ailleurs la plus grande réussite du film : il nous fait partager les sentiments des héros, ressentir la même frustration qu'eux.

Alors c'est sûr, ce film est plutôt destinée aux jeunes filles en mal d'histoire d'amour et n'est là que pour nous divertir mais après tout on ne lui en demande pas plus. Cependant, il est vrai (d'où les seulement 2** que j'ai mises) que dans le genre, d'autres films font beaucoup mieux : on ne ressort pas de Twilight extasiée et enthousiaste en se disant qu'on vient vraiment de vivre un bon moment de cinéma même si on ne serait pas contre le fait de le revoir.

Marie.

Posté par marie_ar à 15:20 - Films - Commentaires [6]
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18 janvier 2009

Slumdog millionaire

slumdog_millionaire

Note : **

Synopsis : http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=129924.html

Danny Boyle a décidé de monter son film de telle manière que les différentes époques s’entrelacent tout au long du film. On commence d’ailleurs le film avec une scène qui se passe en fait presque à la fin dans la chronologie normale. A chaque question posée nous revivons le moment de l’enfance de Jamal, le héros, qui lui permet de trouver la bonne réponse. Ces moments ne sont que très rarement joyeux et ils nous font découvrir le quotidien de ces enfants, vivants dans des bidonvilles, constamment en danger, essayant de survivre comme il le peuvent, fuyant toujours plus vite.

Ainsi, on redoute à chaque instant qu’ils se fassent battre, violer, tuer. Cette angoisse permanente est sans doute voulue par le réalisateur car elle nous plonge dans le quotidien de ces enfants, à la merci des adultes qui se servent d’eux pour leur plaisir ou pour l’argent. De ce point de vue le film est donc une réussite, mais pour ma part, de voir quelqu’un sans cesse humilié, et d’être angoissée tout le long du film ne me fait pas passer un bon moment. Alors certes le film fini sur les chapeaux de roues avec un suspens incroyable, de l’humour et de l’amour et une chorégraphie fort sympathique, seulement cela n’a pas réussi à me faire oublier la désagréable impression que j’ai ressenti tout au long du film.

Je finis en saluant la très bonne B.O de ce film, les musiques qui rythment les scènes de poursuites notamment sont très réussies avec des morceaux qui sont une sorte de mélange de pop et de musique indienne donc très rythmés, mais avec des sons électroniques ou des percussions originales. La B.O est donc assez moderne et cela change de la musique bollywoodienne que l’on retrouve dans les films se passant en Inde.

Le film a reçu 4 golden globes et risque donc de recevoir beaucoup d’oscars puisque les golden globes sont en général le palmarès en avance des oscars, mais je trouve pour ma part cela exagéré. Le film est bon mais ne mérite pas tant de récompenses.

Marie.

Posté par marie_ar à 19:24 - Films - Commentaires [3]
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19 janvier 2009

Sept vies

sept_vies

Note : ***

Synopsis : http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=130769.html 

J'avais peu aimé le précédent film de Gabriele Muccino avec Will smith déjà, A la recherche du bonheur, j'était donc perplexe malgré mon admiration indéfectible pour Will Smith dont je vais voir tous les films. Et bien bonne surprise, c'était largement meilleur, un très bon film : même si ça commence mal, il faut bien l'avouer, le film devient de mieux en mieux et finit dans une explosion d'émotion et de pleurs (oui j'ai pleuré, c'est dur de résister honnêtement). En effet, au début on ne comprend pas grand chose, les scènes courtes s'enchainent sans qu'on comprennent quand ça se passe, où ça se passe, quel lien chronologique elles ont les unes avec les autres. Puis au fil du temps les choses se mettent en place et on y voit plus clair. Le film se termine sur des scènes vraiment émouvantes et on ne s'attend pas du tout au dénouement final. Il faut vraiment s'accrocher car ce film ne se laisse pas découvrir au premier regard, il va crescendo, s'intensifie et se complexifie tout en devenant plus clair dans la chronologie des événèments. Il y a en outre plusieurs retournements de situations qui font vraiment de ce film autre chose qu'un simple film plein de bons sentiments. C'est un film beaucoup plus sombre qu'il n'y parait malgré l'histoire d'amour centrale.

En effet, ne vous attendez pas à voir ce à quoi vous vous attendez : on ne voit en fait que très peu les personnes que Ben Thomas (Will Smith) est sensé sauver (les 7 vies) à part Emily Posa (Rosario Dawson) et ce malgré ce que laisse penser la bande annonce et le titre même du film. En effet, le film est surtout centré sur la relation entre Will Smith/ Ben Thomas et Rosario Dawson/Emily Posa : c'est en fait une histoire d'amour, un film sur deux êtres qui reprennent goût à la vie et pansent leurs blessures respectives au contact l'un de l'autre. Cela n'en fait pas moins un très bon film mais c'est vrai qu'on ne s'attend pas vraiment à ça.

Will Smith joue parfaitement un homme complètement pommé, renfermé, réapprenant à aimer et peu doué avec le contact humain. Tous les acteurs jouent d'ailleurs très bien, de Rosario Dawson qui incarne une jeune femme d'une grande force de caractère ne demandant qu'à vivre et toute en sensibilité, aux plus petits rôles. Cependant, comme pour tous les films mais particulièrement pour celui-ci, je vous recommande d'aller le voir en V. O parce que le doublage de Will Smith dans la version française est affligeant!

Enfin, là encore, très bonne B. O autant pour les musiques connues (reprises de I'm feeling good par Muse, Don't panic de Coldplay déjà présente dans la magnifique B.O du super film garden state) que pour la musique originale du film.

Voila, je vous conseille donc vivement ce film, et persévérez car il est vrai qu'au début on se demande un peu ce que ça va donner mais on est récompensé car il prend toute son ampleur à la fin, il est vraiment touchant et magnifique.

Marie.

Posté par marie_ar à 20:03 - Films - Commentaires [0]
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24 janvier 2009

Les noces rebelles

nocesrebelles

Note : ****

Synopsis : http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=127486.html

Leonardo DiCpario alias Franck Wheeler et Kate Winslet alias April Wheeler jouent ici un couple en pleine crise qui, après 10 ans de mariage, n’est plus du tout en phase. April reproche à son mari d’avoir changé, d’être devenu banal et d’avoir renoncé à tous leurs rêves et leurs idéaux de jeunesse. On suit donc les soubresauts de leur couple en pensant que ce sont bien les seuls, dans ce monde apparemment parfait de la banlieue chic, à connaître cette crise et à rêver d’autre chose. Mais au fur et à mesure du film on se rend compte qu’en fait tout le monde ressent ça, mais qu’April est la seule à en parler, à mettre ce mal être à nu et à essayer d’y remédier, à essayer de sortir de cette léthargie où ils sont tous tombés.

Ainsi, personne n’est véritable heureux : ni le couple April/Franck car April se meurt à petit feu dans cette banlieue chic, ni le couple du meilleur ami de Franck, Shep, qui a toujours été amoureux de April et qui envie son ami, ni le couple de l’agente immobilier dont on découvre à la fin que le mari n’est finalement pas satisfait non plus.

Tout est en fait résumé dans une expression employée par Kate Winslet et reprise par un « fou » (qui est en fait le seul à dire haut et fort ce que tout le monde pense), et dans quelques images qui résument l’essence même de la vie en banlieue et de ce que nous montre Sam Mendes : « le vide désespérant ». Deux images fortes résument à elles seules cette idée : la première, celle où Kate Winslet sort les poubelles et se retrouve dans cette rue totalement vide, balayée par les vents comme dans un vieux western, et où toutes les pelouses, toutes les maisons sont les mêmes avec toutes ces poubelles sorties et positionnées exactement au même endroit, à la limite entre le jardin et la rue. Et puis il y a l’image finale : la femme agent immobilier qui a vendu leur maison aux Wheeler, qui parle et qui dénigre ces même Wheeler qu’elle adorait avant : son mari l’a regarde et baisse le volume de son appareil auditif pour ne finalement plus l’entendre…

De plus, le film nous montre à quel point tout le monde est englué dans les faux semblants et pardessus tout dans les conventions : lorsque April et Frank annoncent à leur entourage qu’ils vont partir vivre à Paris, ils les regardent tous avec une totale surprise et une totale incompréhension comme si c’était complètement insensé de vouloir quitter cette cage dorée et comme s’il ne comprenait pas l’intérêt de partir car « là-bas on fait la même chose qu’ici », il n’y a rien de plus. Et en même temps, on voit rapidement chez tous ces gens l’envie qui pointe le bout de son nez : ils dénigrent cette idée parce qu’en fait cela les fait souffrir, cela ne fait que les mettre face à face avec la médiocrité de leur vie, ils aimeraient tous avoir le courage de faire ce que font les Wheeler. Ils se mentent tous à eux même pour essayer de vivre au mieux cette vie qui les désespère et ne les comble pas, pour supporter leur vie. Ainsi, la femme du meilleur ami de Franck qui, après l’annonce d’April et Franck, se range du coté de son mari en disant que leur idée est totalement absurde pour ensuite pleurer de désespoir. Et bien sûr son mari ne lui pose aucune question, il n’essaye pas de savoir ce qui se passe parce qu’il a bien trop peur de la réponse, il a peur que son petit monde, son petit mensonge vole en éclat. Leur vie à tous est tiède, voire froide, banale, sans intérêt et surtout identiques les unes aux autres. Cela saute aux yeux lorsque l’on voit Leonardo DiCaprio aller au travail et sortir du train en même temps qu’une masse d’autres hommes tous identiques, en costume bleu foncé, avec le même chapeau vissé sur la tête cachant leur visage, à tel point qu’on a du mal à reconnaître Leonardo dans cette foule. C’est là qu’apparaît toute l’absurdité, toute l’ironie du nom de la rue où vivent les Wheelers : Revolutionnary road, par ailleurs titre du livre dont est tiré le film, et titre du film en version originale. Comme si quoi que ce soit pouvait être révolutionnaire dans une rue où tout est totalement identique, où rien ne dépasse, où rien ne se passe.

Le portrait que dresse Sam Mendes n’est pas reluisant, et April a beau se démener on ne sort pas comme on veut de ce « vide désespérant » (encore une fois cette expression est vraiment parfaite), parce que ce vide, cette banalité, apporte une vie bien confortable et sans risque où tout est sous contrôle. C’est d’ailleurs là qu’il arrive à coincer tous ces gens qui, pourtant, rêveraient bien d’autre chose.

Le film de Sam Mendes est fait de main de maître, avec une réalisation parfaite, des rôles joués à la perfection et je souligne particulièrement la performance de Kate Winslet qui arrive à retranscrire toutes les nuances de son personnage et de son combat intérieur, basculant presque vers la folie à plusieurs reprises. Elle a largement mérité son golden globe bien qu’il est vrai qu’elle soit aidée par un grand rôle plein de complexité et de force : c’est elle la véritable héroïne du film, éclipsant Leonardo Dicaprio. Cela est sans doute du au fait que c’est son mari, Sam Mendes, qui la filme, pour la première fois qui plus est.

Je ne met cependant que trois étoiles au film et vous devez vous demander pourquoi après cette critique dithyrambique. Et bien c’est parce que c’est un film dur émotionnellement et donc il ne conviendra pas à tout le monde et c’est aussi pour ça qu’il ne donne pas l’enthousiasme de dire « courez-y c’est génial ». Cependant, pour ceux qui sont amateurs je vous le recommande fortement : ce film est vraiment très intéressant, très bien joué et d’une puissance rare.

Il y aurait encore beaucoup de choses à dire mais j'ai déjà été assez longue, je vous laisse découvrir le reste par vous même...

Marie.

Posté par marie_ar à 11:56 - Films - Commentaires [0]
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03 février 2009

Walkyrie

walkyrie

Note : *

Synopsis : http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=127129.html

J’aime beaucoup Bryan Singer qui a réalisé le très bon Usual suspects et les deux premiers volets de X-Men que j’ai dans la peau (j’y reviendrais le 29 avril avec la sortie de Wolverine). Mais dans ce film vraiment rien d’intéressant : on ne peut pas dire que ce soit un mauvais film c’est juste un film plat et mou.

Le réalisateur ne prend ni la peine ni le temps de nous faire découvrir notre héros ce qui nous permettrait de nous identifier à lui ou du moins de nous y attacher nous impliquant ainsi émotionnellement. Or ici on reste toujours extérieur au film. Le seul moment où l’émotion affleure et où l’on est donc touché par le film sont les 10 dernières minutes, il a donc fallu attendre 1H40…Alors certes on peut voir dans ce choix la volonté d’éviter les violons et les larmes inutiles, mais beaucoup on réussi à faire des chefs d’œuvre sans y céder. De plus, il n’y a aucun rythme alors que le récit de ce complot pourrait être palpitant mais la réalisation ne parvient pas à imprimer de la cadence ni à nous faire sentir le stress de l’opération ni les sentiments des personnages. Bryan Singer échoue donc et accouche d’un film sans intérêt et que l’on oubliera vite. Je persiste d’ailleurs à penser que depuis qu’il a lâché les X-Men pour Superman rien de bon n’est sorti de lui.

Quant à Tom Cruise, et bien il fait du Tom Cruise. Cet homme n’a jamais était un grand acteur il se contente de jouer ce qu’on lui demande mais sans plus. Peut être est-ce du aux rôles qu’il joue qui ne lui laissent jamais l’opportunité de donner à son talent, s’il existe, toute sa dimension. Mais le fait est que c’est lui qui choisit ces rôles c’est donc lui le seul responsable. Dans ce film il joue le colonel von Stauffenberg sans que ce soit éclatant et on oubliera vite sa performance.

Le film a tout de même le mérite de nous faire découvrir cet épisode de l’histoire et surtout les heures qui suivirent l’attentat quand les membres de l’opération Walkyrie (du nom d’une œuvre de Wagner) croyaient Hitler mort. C’est étrange et impressionnant de voir que tout était prévu pour renverser l’Allemagne hitlérienne en quelques heures et que cela réussit presque, à peu de choses près l’histoire aurait été différente. C’est donc à mes yeux la seule raison d’aller voir ce film : découvrir ces moments méconnus de notre histoire.

Enfin je termine par ce qui me semble être une aberration : avoir tourné le film en anglais. En effet il est totalement ridicule de voir le führer parler en anglais ainsi que tous ces généraux. D’autant que tout les documents écrits le sont en allemand. Cette erreur monumentale à mon sens ne fait que confirmer le mauvais choix de Tom Cruise, ils aurait du choisir un acteur capable de parler allemand.

Par ailleurs, la carrière de l’acteur ce joue avec ce film. En effet il marque le grand retour de Tom Cruise après plusieurs évènements qui ont écornés son image tel que son appartenance à la scientologie et la manière dont sa femme est traitée. Les résultats et les critiques de ce film vont donc jouer un grand rôle dans la suite de sa carrière.

Posté par marie_ar à 13:58 - Films - Commentaires [0]
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05 février 2009

LOL (Laughing Out Loud)

LOL

Note : ***

Synopsis : http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=134003.html

Ce film est un bon petit remontant en ces temps chagrins! Un film très drôle et criant de vérité! Drôle surtout pour les adolescents je crois, puisque le film est quand même surtout vu du point de vue de Lola joué par Christa Théret donc, selon notre point de vue. Mais les parents s'y retrouveront aussi grâce au personnage de Sophie Marceau mais aussi des autres parents. Tous les rôles sont bien joués, à part quelques petites maladresses au début du film, et la présence d'Alexandre Astier dans un rôle différent de ceux de gars rigolo qu'on lui donne d'habitude est appréciable.

Le maitre mot de ce film à mon avis est vraiment la JUSTESSE avec laquelle les relations, autant entre parents et enfants  qu'entre adolescents, sont décrites. Malgré des clichés, et quelques maladresses de jeu dans les 10 premières minutes, le film est une vrai réussite dans la description de notre génération. Bien que je n'ai pas eu une adolescence aussi "dépravée" (pétard à tout bout de champs notamment) il paraitrait que c'est le cas de la plupart des adolescents. De plus, les codes verbaux et vestimentaires notamment sont très bien rendus : les mecs resemblent à des gonzesses avec leur slim, leurs cheveux long, et leur look années 80 font qu'ils se ressemblent tous! On voit aussi très bien l'importance des mp3 et de MSN pour nous. La génération décrite est donc bien celle de ceux qui sont nés dès la fin des années 80 et qui ont donc grandit avec ces nouvelles technologies. Cependant je fais partie de ceux qui ont tout même connu le minitel, les débuts d'internet avec un forfait de 10h par mois dont 5h étaient déjà bouffées par le temps d'affichage des pages, et une connexion qui donnait lieu à une drôle de musique... La très bonne B.O qui, bien que présentant peu d'originalité, reflète très bien les gouts musicaux de notre génération participe aussi de la justesse du portrait dressé par la réalisatrice Lisa Azuelos.

Alors on a beaucoup comparé ce film à la Boum du fait de la présence de Sophie Marceau mais je trouve pour ma part qu'il n'y a que peu de comparaisons à faire : on a désormais une famille monoparentale, le personnage principal est plus vieux, et c'est surtout beaucoup beaucoup beaucoup moins cucul!!!!

Bref, malgré des clichés bien présents mais en même temps tellement vrais (comme par exemple la scène avec le très mignon prof de maths et toutes les filles en train de baver devant lui), ce film est d'une grande justesse et nous fait passer un très bon moment. En effet, beaucoup de fou-rires durant ce film comme par exemple avec le professeur de SVT, la scène du poulet, mais aussi et surtout pour le mémorable voyage en angleterre qui a lui seul mérite que l'on aille voir le film : c'est hilarant!

Enfin, une des choses les plus frappantes, est que les parents reprochent des choses à leurs enfants alors qu'eux même les font ou les ont fait durant leur jeunesse. Il est donc vraiment ridicule de les voir flipper parce que leurs enfants fument quelques joints ou font le mur alors qu'eux même l'ont fait et ne sont pourtant devenus ni des délinquants ni des drogués!

A bon entendeur, salut!

Marie.

Posté par marie_ar à 13:51 - Films - Commentaires [1]
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